Honorer les savoirs autochtones à l'ère de l'IA

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Le 9 août 2025, le monde entier a célébré la Journée internationale des peuples autochtones, une journée destinée à célébrer les cultures, les connaissances et les contributions des peuples autochtones, tout en reconnaissant le travail qu'il reste à accomplir pour faire respecter leurs droits. Cette année, les Nations unies ont organisé un événement en ligne sur le thème "Peuples autochtones et intelligence artificielle : Défendre les droits, façonner l'avenir".

À l'ISSofBC, nous avons voulu attirer l'attention sur cet événement parce qu'il s'agit d'une occasion importante de souligner comment l'intersection de la technologie, des droits et des perspectives autochtones façonne non seulement l'avenir de l'innovation, mais aussi la façon dont les nouveaux arrivants et les peuples autochtones construisent un sentiment d'appartenance commun au Canada.

L'IA comme outil d'autonomisation

Le débat de l'ONU a exploré la manière dont l'IA peut à la fois renforcer et mettre en danger les communautés autochtones. L'IA peut aider à préserver les langues en danger, à sauvegarder les histoires orales, à surveiller les menaces environnementales et à améliorer l'accès à la justice.

Les jeunes autochtones sont déjà à l'origine de solutions innovantes, comme le SkoBot de Danielle Boyer, un robot qui soutient l'apprentissage de la langue anishinaabemowin grâce aux voix enregistrées par la communauté.

Risques liés à l'IA en l'absence de leadership autochtone

Dans le même temps, les intervenants ont mis en garde contre le fait que l'IA pourrait renforcer les injustices historiques si elle était développée sans la participation des autochtones.

Les risques comprennent les algorithmes biaisés, la représentation erronée des cultures et l'utilisation non consentie des connaissances autochtones. Comme l'a souligné la modératrice de l'événement, Elaine Reyes, "l'innovation ne doit jamais se faire au détriment des droits des peuples autochtones".

Le message central de l'événement était que les peuples autochtones doivent guider le développement de l'IA. Des principes tels que l'autodétermination, la préservation culturelle, le consentement préalable, libre et éclairé, la souveraineté des données et la co-création sont essentiels. Par conséquent, une participation significative, le respect des connaissances traditionnelles et l'innovation éthique sont essentiels pour façonner un avenir où les peuples autochtones dirigent avec dignité, apprentissage et vision. L'IA devrait soutenir les communautés selon leurs conditions, y compris le droit de refuser les technologies qui ne correspondent pas à leurs valeurs.

Les acteurs mondiaux, y compris les Nations unies, les gouvernements et le secteur privé, ont un rôle à jouer dans la promotion des droits des autochtones dans le monde numérique. Parmi les principales recommandations, citons la réduction du fossé numérique, la création de réseaux de partage des connaissances, le renforcement de la sensibilisation à l'intelligence artificielle et la mise en place de comités d'éthique dirigés par des autochtones.

Le point de vue de l'ISSofBC : centrer le leadership autochtone

À l'ISSofBC, nous pensons que les conversations sur la technologie, les droits et l'innovation doivent être centrées sur le leadership des peuples autochtones.

Trop souvent, les communautés autochtones sont considérées comme des parties prenantes passives dans les décisions qui affectent directement leur avenir. Cependant, comme l'a souligné le débat de l'ONU, les voix autochtones ne sont pas seulement critiques ; elles sont indispensables pour déterminer comment les technologies émergentes, telles que l'IA, sont conçues, gouvernées et utilisées. Il s'agit notamment de défendre la souveraineté des données, de soutenir l'éducation dirigée par les autochtones et de respecter le droit de refus. Les peuples autochtones doivent être considérés comme des innovateurs, des enseignants et des décideurs dont le leadership nous renforce tous.

Pour l'ISSofBC, cela signifie intégrer activement les perspectives indigènes dans la manière dont nous soutenons les nouveaux arrivants, établissons des partenariats et imaginons un avenir d'appartenance au Canada.

Beza Sebsibie
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